• Joannie Chassé

I got wasted spaceships

They’ve been flyin’ around since God knows when

Landed on a moon, not too far off

A couple of wasted spaceships

Just beneath our home

Their travels were of wonders

Endeavours of splendor and of great hopes

To strive and to seek, but yet to find

Those wasted spaceships of ours

Just for one last time

I got wasted spaceships

They fed my mind for a while down here

Made it quite easy, quite smooth

The landing when it came

Just as a memory, vivid they fade

  • Joannie Chassé

Pardonnez-moi de dire trop fort

J’ai tant voulu me faire entendre que j’en oublie des fois de me taire

Les mots qui se bousculent dans ma tête sont entassés, mêlés, seuls quelques-uns arrivent à se rendre à vous

Et moi, je pense à tous les autres qui sont restés derrière.

Pardonnez-moi de vivre au-dehors

Ces mouvements de mon être qui se déploient malgré moi au grand jour

Par la force des choses et à l’usure du temps, quand j’aurai compris leurs variations

Je saurai mieux dompter les relans sauvages des états qui m’agrippent.

Pardonnez-moi d’aimer trop fort

D’aimer avec douceur, d’aimer démesuré

Je n’ai jamais voulu qu’être devant vous, un jour

Celle que vous aimerez jusqu’à pardonner

  • Joannie Chassé

Les jours se succèdent. Je m’efforce de m’attacher aux instants, à ces passages de sentiments qui me prennent et me captivent. J’ai compris que le temps est mouvant, que les gens que je côtoie ont leur propre trajectoire, et que mon statut de témoin est précieux. Quand je passe le soir en voiture devant ces maisons habitées, chacune des fenêtres illuminées m’ouvrent la porte sur une trame qui ne m’appartient pas. Des gens vivent ici. Cette pensée suffit à m’émerveiller. Sous le regard admiratif d’une inconnue, ces gens mènent une vie qui n’est celle de personne d’autre. J’observe, et la vitesse de la voiture dans laquelle je me trouve est trop rapide et trop lente. J’aimerais poser mon regard plus longtemps sur ces vies lointaines, sans toutefois les analyser, pour ne faire rien d’autre que saisir ce bref instant, là, qui nous prend soudainement par les tripes, puis dans la gorge: m’arrêter pour contempler la beauté de l’autre et la force de ce qui est hors de nous et en nous à la fois.

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