• Joannie Chassé

Le mépris de l'autre, oser émettre des paroles désobligeantes à son égard, juger son apparence, sa manière d'être. Vocaliser son opinion subjective face au naturel, jouir du malaise créé par l'injustice et l'innommable.


Minable.


J'aurais préféré taire ma haine, l'ensevelir sous un silence fleuri, loin des indiscrets et de leur curiosité, mâchouiller tes paroles pour en faciliter la digestion. J'ai décidé de te nommer, minable, pour nommer du même coup le peu d'importance que l'on devrait t'accorder.


Tu ne vaux plus un seul mot.


Et je deviens minable à mon tour, à donner tribune à tes mots, à en oublier même la personne que tu es, à montrer au grand jour la souffrance qui t'éventre à force d'abriter un tel mépris de la beauté qui t'entoure. Je le fais d'abord avec désir de dénoncer, puis indifférence, pour en finir seule avec ma honte.


Je ne peux pas jouer à ton jeu, je dois continuer à bâtir un monde où les propos comme les tiens ont cessé d'exister.



  • Joannie Chassé

Nous avons décidé il y a quelques mois de parcourir la route des vins en Ontario pour nos vacances. L'heure est au tourisme local, ça aurait l'air qu'on fait de bien bonnes choses pas trop loin de chez nous (je sais, on fait de très bons vins au Québec, ce sera notre prochaine raison de prendre la route!)


C'est donc au volant du camper emprunté à notre très cher ami Gab que nous avons entamé ce périple chez nos voisins Ontariens. Après un long et très agréable arrêt chez un whisky enthousiast de Hull, nous nous sommes dirigés vers ce lieu qui allait rapidement devenir notre destination favorite de notre voyage, Prince Edward County.


À l'aide l'application iOverlander, nous étions prêts à tout. C'est vers minuit passé et après quelques arrêts traditionnellement moches à des OnRoute que nous sommes parvenus à destination : Wellington Rotary Beach! Bon...il faisait noir à n'en plus finir, Google Maps me montrait un bout de terre qui semblait se perdre sur le lac Ontario, et mon copilote débutait une indigestion, MAIS, je sentais que nous étions au bon endroit.


Je n'ai jamais trouvé les toilettes ni les douches promises par l'application à notre arrivée, mais je n'ai pas tardé à le faire le lendemain matin, alors que je me suis réveillée, comme tous les vrais adeptes de camping (ou non...) juste avant le lever du soleil.


Je ne vous écris pas pour vous raconter nos épisodes de camping, mais bien pour vous témoigner de ce que nous avons pu rencontrer à Prince Edward County.


1. C'EST BIEN BEAU. Oui, à Prince Edward County on peut trouver le fameux parc provincial de Sandbanks, qui en vaut certainement le détour si on se trouve dans la région. D'autres diront que l'endroit est surestimé, mais j'ai apprécié la quiétude du lieu à la mi-septembre. Les terrains de camping sont relativement rapprochés, mais je vous suggère le terrain 43 si vous vous y retrouvez, il est en retrait de la route, d'assez bonne superficie, et juste assez près de la plage pour une escapade nocturne à admirer les étoiles. Sur la route à la découverte des vignobles, ça ne peut pas être plus joli. On trouve des perles partout à Prince Edward County. C'est donc pourquoi, en 2e point, je dirais...


2. C'EST BIEN VIVANT. Partout, on découvre des restaurants, des cafés, des galeries d'art, des boutiques, des vignobles, des brasseries artisanales, bref, des endroits qui font la promotion des producteurs et artisans locaux, qui célèbrent et qui partagent leur bonheur des choses bien faites, et on embarque à 100%. Enid Grace, La Condesa et Midtown Brewing Company seraient mes top choix à Wellington. Nous avons aussi pu visiter Vic, à Picton, qui offre un casse-croûte au look réinventé (très coloré!)


3. C'EST DU BON VIN. Je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais je recommande fortement de visiter Trail Estate (TOUT ce qu'on y a goûté était à se jeter par terre), Redtail Vineyards (pour le projet ambitieux d'être un vignoble off-the-grid jusqu'à cette année et pour suivre leur évolution), Grange of Prince Edward (pour un coin de paradis et des vins qui font du bien), Hinterland (pour Babette le chien et leur offre surprenante), Stanners (pour des vins de qualité et l'authenticité de leurs produits).


4. C'EST ÊTRE DE SON TEMPS. Partout, les commerces arborent leur drapeau arc-en-ciel. Et ça, aussi simple que ça puisse paraître, ça m'a fait du bien.

  • Joannie Chassé

C'est avec une profonde nostalgie de l'époque où j'étais étudiante en Études littéraires à l'UQÀM que je ressens le besoin de me replonger dans le milieu culturel. Après les 5 dernières années à occuper un poste à la direction des opérations dans le domaine du commerce en ligne, je suis en manque d'amour. Parce que oui, selon moi, la littérature, la musique, le théâtre, la danse, le cinéma, l'Art et le partage d'idées, oui, savent apporter l'amour dans la vie d'un être humain.


Don't get me wrong - j'aime les défis que m'apportent mon emploi. Je ne mentirai pas en vous disant que s'y réalisent mes rêves les plus fous. Je suis une gestionnaire, certes, et j'ai du talent dans ce que je fais, mais je tourne en rond, comme un fauve en cage (les animaux ne devraient pas être en cage, sauf ceux qui ont été rescapés et qui ont besoin de nos soins car ils ne pourraient pas survivre dans leur milieu naturel...!), il me manque QUELQUE CHOSE.


Après de multiples remises en question à me demander ce que je ferais bien pour me rendre heureuse, j'ai finalement réfléchi autrement, et je me suis demandée: à quels moments de ma vie suis-je heureuse?


Et soudainement, l'EXALTATION qui émane de moi à toutes les fois où j'assite à un spectacle, à toutes les fois où je participe à un festival, quand j'entends les chroniqueurs à On dira ce qu'on voudra se présenter avec passion au micro de Rebecca Makonnen...Le sentiment d'accomplissement et l'impression d'avoir vécu la vie d'un/e autre quand je termine un roman, l'admiration que j'ai de voir ces artistes exprimer si merveilleusement ce qu'ils ont à dire au monde...


Juste Du gros love, vraiment.


Je ne prétendrai jamais être artiste, je dirai toujours que mes textes sont amateurs, je ne m'inventerai jamais une notoriété que je ne cherche pas. Je veux accéder à l'art, être présente dans le réel, dans la création, assister à des humains écorchés vifs et heureux, sensibles, différents, qui se déploient devant nous. Vous voir les regarder, être témoin de votre regard, de votre ouverture et de votre manière d'embrasser leur présence.


Montréal m'attire, elle est flamboyante et renversante de diversité. Elle est loin. Je me donne aussi comme défi de l'attirer à moi, dans mon coin de paradis dans les Laurentides, pour la donner à voir à tous, cette culture que j'aime tant.


Avec beaucoup d'humilité et avec un bonheur indescriptible face à ce projet qui s'amorce,


Joannie

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